Le Quercy Bouriane, terre de savoir-faire : à la rencontre de ses acteurs
Des artisans au cœur du lien local
La richesse du Quercy Bouriane, ce sont d’abord ses mains. Celles qui taillent la pierre calcaire dans la lumière matinale, qui réparent les charpentes avec le bois des forêts alentours, qui dessinent et restaurent vitraux et mosaïques dans le silence des ateliers de Gourdon ou de Cazals. Ici, un menuisier fabrique des fenêtres à l’ancienne pour de vieilles demeures, là, une céramiste croise la terre de son jardin avec des émaux venus de Limoges, créant un va-et-vient singulier entre tradition et inventivité.
À écouter : Le bruissement des outils dans les ateliers du bourg, le claquement régulier du marteau sur l’enclume, ou tout simplement le silence concentré des potiers, les mains plongées dans le kaolin.
Agriculture locale : enracinée et réinventée
Quand on évoque l’économie locale, impossible de ne pas parler de la terre. La polyculture domine encore dans les vallées entre le Céou et la Masse : noix du Périgord, truffes noires du Lot, safran, moutons caussenards, canards et châtaignes. La dimension biologique s’étend : près de 14% des exploitations sont labellisées “AB” (Bio) dans le Lot, selon la Chambre d’Agriculture 2023.
- Les marchés de pays restent des moteurs économiques (Gourdon, Salviac, Cazals), générant des flux saisonniers qui irriguent restaurants, épiceries et services de proximité.
- Des initiatives en circuits courts multiplient les exemples : AMAP du Bouriane, épiceries solidaires, drives fermiers…
- Depuis 2020, la production de miel (notamment à Saint-Projet, Dégagnac, Rampoux) connaît un regain, avec une augmentation de 12% des colonies recensées sur le secteur (source : Observatoire des Abeilles Occitanie).
À goûter : Un fromage de chèvre tout juste moulé, une cuillère de miel sombre et corsé, le pain encore tiède des marchés du samedi, les noix plongées dans la confiture.